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 Athénais || Dancing on the moon

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MessageSujet: Athénais || Dancing on the moon    Mer 2 Nov - 11:29

VON LOHENGRIN, Athénais Myra
XI siècles
Vampire Nomade
Carnivore


    “ Je me suis souvent demandée ce que cela faisait de n'être qu'un songe, une pensée, dans le rêve d'une jeune fille en âge de se marier. ”

    La pluie tombait sur les toits du petit village de Courbet-les-deux-rivières, qui se situait au Nord de Rouen, ville importante à l'époque où se déroule l'intrigue de notre noble histoire. Dans ce petit village de cinquante habitants tout au plus à l'année, ne vivaient que des bergers, des aubergistes et les meilleurs parfumeurs du pays. Le climat y était propice. Les pluies fréquentes dans la région révélaient l'arôme des fleurs et des arbres qui entouraient le village de denses forêts. Les pins, les chênes, les colchiques, les tournesols, les parfumeries s'imprégnaient de tout ce qui pouvaient se trouver dans les fourrés et en faisaient des parfums de renom. Cependant, il fallait de plus connaitre les plantes, les apprivoisaient, les faire grandir, les écouter. C'est pourquoi, le meilleur des parfumeurs de ce village n'était autre qu'un riche marchand, marié à une herboriste qui se passionnait pour les fleurs de toutes sortes et les connaissaient toutes, sans doute. C'était une des plus belles femmes du village, tout la respectaient, l'admiraient. Les autres femmes la jalousaient. En réalité, ce couple était marginalisé, mis à part de la société, où ils étaient sans nulle doute les plus riches, mais également les plus modestes. Bientôt ils furent reclus dans leur immense maison. Ils y plantaient les herbes qui leur servaient à la confection de leur parfums, et une fois par moins, ils partaient pour Rouen ou Paris, où ils vendaient leurs produits. Ils étaient très réputés, et ont se désolé souvent de ne pas les voir souvent, mais ils mettaient un point d'honneur à toujours prendre le temps de laisser les fleurs s'ouvrir et révéler toutes leur pureté. C'est dans cette tour d'ivoire qu'un soir de printemps, alors que les fleurs s'éveillent sous la pleine lune, que naquit une douce et fraiche demoiselle que ses parents nommèrent Athénais, du nom de la déesse grecque qui était à l'origine des arts, de la raison et de l'intelligence. Ils rêvaient d'une fille hors du commun, qui s'épanouiraient dans la maison qu'ils avaient bâtis. Ils l'y enfermèrent durant cinq années.

    La demoiselle avait une chambre bien à elle, une précepteur et une nourrice avec qui elle passait le plus clair de son temps. Sa nourrice était comme une seconde mère pour elle. Elle lui racontait les histoires de la Bible et de la Mythologie grecque. Elle lui chantait des chansons, et parfois lui récitait les épopées de son temps. La fillette était friande de l'histoire de Tristan et Iseult. Elle n'y comprenait sans doute rien, mais ces personnages lui semblaient vêtu d'une orra fantastique qui lui donnait du plaisir. Cependant, son engouement pour les histoires ne s'arrêtait pas à cela, et elle écoutait avec beaucoup d'intérêt les déboires de Roland dans sa guerre contre les turcs. Ces histoires lui offraient du rêve. Alors que sa nourrice la laissait dans sa chambre, toutes lumières éteintes, la fillette se relevait de son lit bien chaud, et s'avançait vers la fenêtre de sa chambre qu'elle ouvrait en se glissant sur la pointe de ses petits pieds. Elle arrivait alors à regard dehors, la lune éclairant les forêts, les collines, les grands espaces d'une lueur divine. Elle imaginait que cela pouvait être la lumière de dieu, sa mélancolie. Elle n'arrivait pas à imaginer Dieu heureux. Pour elle c'était un être emprunt de désolation, et profondément seule. Elle se sentait seule. Alors elle regardait par la fenêtre. Et au loin elle voyait la fumée des cheminées qui s'élevait dans le ciel. Le village de son enfance. Elle soupirait, et s'endormait sur sa fenêtre, en robe de nuit, tenant contre elle un chiffon imprégnait du parfum de sa mère.

    Elle n'imaginait pas de l'horreur qui l'attendait. C'était une enfant de cinq ans qui n'avait jamais eu besoin de sortir de chez elle. La majorité de son temps, elle le passait dans l'immense domaine de ses parents, des les écuries, ou au jardin où elle aidait sa mère à ramasser les fleurs. Cependant, il arriva un temps où sa mère sortie de moins en moins pour ramasser les fleurs. Ses parents n'allèrent plus jusqu'à Paris, et les voyages à Rouen se réduisirent à trois allers-retours dans l'année. L'enfant, elle, vit le temps s'assombrir. Il commença à neiger. L'hiver installa son manteau blanc dans le paysage. Jamais plus l'été ne reviendra dans le coeur de la demoiselle. Elle s'ennuyait. Elle se sentait seule, et de plus en plus à l'étroit dans sa tour. Les étoiles ne lui apparaissaient plus le soir. Sa nourrice dût partir à cause d'une intrigue entre elle et le garçon d'écurie. Elle était enceinte. Athénais ne la revit jamais. Elle se laissa doucement sombrer dans une douce torpeur. Elle était souvent fatiguée, peu attentive. Elle ne trouva plus personne avec qui parler. Elle se sentait prisonnière de ce château. Cette enfant de cinq ans était une victime, blessée de ne pouvoir être libre, mais heureuse d'être aimée, protégée et choyée. Un soir, un sanglot la tira de son sommeil. Un hurlement de douleur. Depuis deux semaines elle n'avait pas eu la permission de voir sa mère, mais les cris qui venaient de sa chambre n'étaient pas fait pour la rassurer. Elle poussa doucement la porte. Le docteur était là, ainsi que son père. Sa mère se tordait sur son lit. Les gouttelettes tombaient de son front, et les larmes de ses yeux. Elle soufflait fort, et la fillette pouvait même entendre les battements de son coeur. Athénais était figée. Sa mère croisa son regard, un court instant. Elle se calma, lui sourit, et resta à tout jamais immobile. Morte. Comme dans un rêve, le père d'Athénais se tourna vers elle, et s'avança comme au ralenti, vers sa fille. “ Que faites-vous ici Athénais ? Ne vous avais-je pas demandé de ne pas rentrer dans notre chambre ? ” s'exclama-t-il d'une voix qu'il voulait sévère mais qui cachait bien mal son trouble. L'enfant leva les bras vers son père. Elle était si petite par rapport à lui. Pendant quelques secondes il resta sans bouger, puis se penchant vers elle il la prit dans ses bras et la serra contre son coeur. “ Père ... elle pleurait. ” S'expliqua l'enfant, sans comprendre. Il lui sourit, tristement et caressa ses cheveux en sortant de la chambre. “ Ne vous en faites pas. Elle ne souffrira plus à présent. ” Jamais plus elle n'entra dans cette chambre. Son père non plus.



    “ Il y a des choses qu'il convient de faire, et d'autre non. Mais en réalité la seule convention qui comptait pour moi était d'être libre. ”

    “ ... Tout ce que je dis, c'est qu'il ne convient pas à un noble aussi riche que vous de rester célibataire. Vous devez vous trouver une seconde épouse. ” Les conversations revenaient, souvent sur ce même sujet depuis un an. Athénais restait souvent auprès de son père depuis que sa mère était partie rejoindre les anges et les étoiles, et elle entendait parler de second mariage, de seconde épouse, et de convention depuis. La mère de son père était venue au château dés qu'elle avait appris la nouvelle de la mort de sa bru. Son dessein était de le remarier à une fille d'une riche famille qu'elle connaissait de Rouen. Elle n'était pas stérile et pourrait lui offrir autant d'enfants qu'il le voudra Elle. Elle terminait souvent ses phrases par cette désignation dédaigneuse. Elle n'avait jamais aimé sa bru, bien qu'elle adora sa petite fille. Athénais ne parlait pas beaucoup cependant, et elle craignait qu'elle ne fut une enfant anormale. Alors, elle voulait s'assurer que son fils lui offrirait une descendance comme il se doit, de beaux et forts garçons. Alors, deux mois plus tard deux voitures arrivèrent au château. Ils menaient la demoiselle et ses affaires. Elle était grande, blonde, aux yeux bleus. Elle ne ressemblait en rien à la mère d'Athénais. Cette dernière fut très jalouse de l'attention qui fut porté à cette nouvelle arrivée. Elle ne l'aimait pas. Elle la regardait avec un air dédaigneux, presque cruel, que la jeune fille ne comprenait pas. Cette nouvelle mère ne fit pas venir une nouvelle nourrice, mais elle affligea la charge de l'éducation d'Athénais à un précepteur fortement chrétien qu'elle fit venir du domaine de la Loire. Cette homme était stricte et impatient. Il donnait des leçons habillé d'un vêtement noir, qui le rendait plus vieux. Il était intransigeant avec la demoiselle qui était bien souvent plus attirée par la lumière du soleil que par ses lettres ou la lecture de la Bible. Cet homme lui apprit l'arabe, l'allemand, l'anglais, la musique, la calligraphie, la lecture, et les mathématiques. Elle connaissait déjà l'étude des plantes médicinales par le biais de sa mère, et l'équitation par son père qui lui offrit un cheval pour ses huit ans. Zéphir ...

    Il ne put dés lors point empêchait sa fille de sortir du parc et de courir à travers les forêts et les champs. Elle montait Zéphir chaque jour, se levant avant le soleil, le sortant des écuries, et allant, galopant dans l'herbe fraiche et humide du matin, telle une amazone. La jument au pelage noir corbeau s'élançait, volant au-dessus des forêts, et des champs, virevoltant à travers les nuages, sans s’essouffler, aussi friande de liberté que sa cavalière. Et c'est lors d'une de ses promenades matinale à l'aube de ses douze ans, qu'elle rencontra une cavalerie de passage dans le village. Elle se trouvait sur leur chemin. Une magnifique jeune fille rousse, dont les yeux vert brillait dans la pénombre, et dont le sourire ensorceleur en rendit plusieurs fou d'amour. Une déesse... “ Ma Dame, nous n'espérions plus rencontrer qui que ce soit. Pourriez-vous nous indiquer l'auberge la plus proche, mes camarades et moi-même voudrions nous restaurer. ” Ma Dame... Elle rougit. Cette désignation convenait à une femme de cour qui serait courtisée. Elle le savait, elle l'avait lu. Elle sourit au jeune homme, si beau sur son cheval baie, qui lui avait parlé. Il ne la quittait pas du regard, et semblait comme hypnotisé par sa beauté. Elle ne sut que dire, confuse pendant un instant. Zéphir poussa un hennissement qui la fit réagir. “ Suivez-moi messieurs, je consens à vous conduire où il vous siéra.” Répondit-elle, avant de faire demi-tour avec son cheval, et de conduire la troupe dans le village de son enfance, le traversant la tête haute aux côtés de ce beau jeune homme. Elle les conduisit à l'auberge où ils furent accueilli comme des sauveurs du Christ. La jeune fille dût alors partir pour rentrer chez elle avant le levée de sa belle-mère. Cependant, alors qu'elle commençait à trotter sur son chemin, un galop derrière elle la poussa à s'arrêter. Ce n'était autre que le soldat de tantôt. “ Ma Dame, je sais que cela est abrupt, et peut - être malvenu de ma part, car j'imagine qu'une jeune femme si belle que vous doit bien être déjà promise à quelqu'un. Mais vous feriez de moi le plus heureux des hommes en me laissant vous courtiser. Il me plairait d'être votre dévoué serviteur, votre chevalier. ” Les choses étaient ainsi faite à l'époque. Les femmes devaient se marier, et offrir à leurs époux de beaux enfants. Mais on avait parlé d'amour à Athénais, cet amour qui lie les chevaliers à leurs Dames. Cet amour qui lui était offert aujourd'hui. Elle en rougit de plaisir, et sourit à ce jeune homme dont elle était déjà amourachée. “ Mon Preux Chevalier, sachez que vous risquez gros à vous éprendre de moi. Si vous me jurez fidélité et chasteté alors je vous comblerai de la joie d'être votre Dame. ” Elle partit au galop pour rentrer chez elle.

    Elle fêta ses quatorze ans un soir d'été. Son père organisa une grande réception où il la présenta à un jeune Duc qui la convoita du regard toute la soirée. La famille avait recommencé à ouvrir son salon depuis peu mais déjà elle était fort appréciée par le voisinage qui était friande de la beauté virginale d'Athénais. Son chevalier était présent, revenant d'une guerre où il avait perdu bon nombre de ses hommes. Cela faisait bien huit mois qu'elle n'avait ouïe de ses nouvelles et l'inquiétude l'avait rongée. Le revoir ce soir la comblait de joie. Cependant, sa belle-mère s'était interposée entre eux. Elle avait exigé de la jeune fille qu'elle rende honneur à son rang pour une fois et qu'elle n'aille pas trainer avec un soldat. Bien que les chevaliers soient fort reconnu dans la société, ils n'étaient rien face à un Duc, dont les exploits guerriers étaient nombreux et brillants. La jeune fille cependant ne l'entendait pas de cette oreille et cherchait à tout prix à parler à son chevalier. Le récompenser de l'honneur dont ils les couvraient tous les deux et leurs amours par ses exploits. Cependant, son attitude ne fut pas au gout de sa belle-mère qui s'en plaint auprès de son père : “ C'est inacceptable ! Elle a bien plus de douze ans à présent, et elle n'est toujours pas mariée. Pire, elle s'amourache de ce soldat et couvre votre nom de honte ! Comment pouvez-vous accepter cela ?! Mariez-là, faites-en une mère, et laissez-la quitter cette maison où je ne consens plus à la voir ! ” Cria-t-elle le lendemain de la fête. Athénais en pleura de longues heures. Elle ne désirait pas partir d'ici où ses souvenirs étaient préservés. Elle ne désirait pas quitter son chevalier, Zéphir, et le souvenir de sa mère, l'odeur des fleurs, et le son de la pluie d'automne ....




    “ Je crois que je n'ai jamais eu peur de la mort. Je me suis souvent posée la question de savoir si nous souffrions après, mais la mort en elle-même m’inquiétait pas. ”


    C'est l'année suivante qu'Athénais commença à tousser. Elle se sentait sans cesse fatiguée, lassée de la vie, déprimée. Elle ne parlait que si on lui posait des questions, et par monosyllabe. Sa belle-mère lui interdisait de voir son preux chevalier, et l'obligeait à aller régulièrement voir le Duc dont elle était à présent la fiancée. Son mariage n'avait pas été encore prononcé du fait de son père qui n'arrivait pas à accepter l'idée de voir sa demoiselle quitter la maison si tôt. Il n'aimait pas le Duc, le trouvant bien trop différent de sa fille pour avoir le droit de devenir son mari. Il espérait quelqu'un qui ait la même fougue, le même désir de voir le monde, de monter à cheval durant des heures, de lire sous les arbres, de penser à tout et à rien. Il voulait quelqu'un qui puisse la rendre heureuse, et la faire sourire. Malheureusement, à mesure que le moment de la voir épouser le Duc approchait, Athénais s'enfonçait de plus en plus dans une bulle protectrice d'où elle ne sortait que rarement. Sa beauté se terni, elle avait sans cesse des poches violacées sous les yeux, et elle ne mangeait plus rien. Elle avait perdu beaucoup trop de poids, même sa poitrine s'était amoindrie. Elle se fanait, à mesure du temps. Elle devenait laide. Elle n'eut plus à mettre du linge une fois par mois entre ses cuisses. En un an, elle changea du tout au tout. Lors de ses seize ans, elle n'était plus capable de sortir monter Zéphir. Elle ne sortait que dans le jardin d’appoint derrière la cuisine, où elle faisait pousser des fleurs de toutes les couleurs du monde. “ Père, je vous en pries, aidez-moi, je voudrais sentir l'odeur des fleurs. Il va pleuvoir ce soir. Il est temps. ” Demanda-t-elle, avec un doux sourire. Cela faisait longtemps que son père. Depuis huit mois en réalité ...

    Elle perdit son sourire lorsque après une promenade à cheval. Sa dernière. Il faisait à peine jour, et en descendant du dos de Zéphir, une fois arrivée au bord d'un bel étang, elle se mit à tousser. Cependant cette toue fut plus violente que les précédentes. Elle était un peu essoufflée et elle avait chaud. Elle toussait encore et encore. Tirant son mouchoir de son corset, elle le posa devant sa bouche. Sous la violence de la toue elle fut projetée, genoux au sol. Position dans laquelle elle resta durant dix minutes. Puis, soudainement, elle se calma. Cependant, en regardant le mouchoir elle découvrit les tâches de sang qui le souillaient. Terrifiée, elle perdit son souffle, et eut à peine le temps de remonter sur Zéphir et de lui intimait l'ordre de rentrer. Après quoi elle perdit connaissance et ne se réveilla que bien plus tard, dans son lit. Elle était restée évanouit pendant une semaine, et avait grandement inquiété son père et le Duc, ajouta fièrement sa belle-mère. Mais le Duc ignorait tout de la maladie d'Athénais. Et la belle-mère de cette dernière se garda bien de le lui révéler, de peur de voir sa belle-fille rester encore vivre sous son toit. Mais l'état de santé de la jeune princesse se dégradait rapidement, et huit mois plus tard elle n'eut de désir que de mourir dans le jardin où les fleurs qui ornaient les parfums de sa mère, poussaient. Son père n'eut point la force de le lui refuser, et l'aida à sortir de son lit, à revêtir une robe de nuit longue, et à descendre les escaliers menant jusqu'aux cuisines et au jardin. Elle souriait pendant ce temps-là, rêveuse. Elle n'avait pas peur, car elle savait depuis longtemps que la fin était proche. Elle était étonnée de sentir avec tant de conviction qu'elle ne finirait pas la nuit, qu'elle mourrait ce soir. Elle se sentait heureuse en réalité, car cela faisait longtemps qu'elle ne vivait plus. Elle ne voyait plus l'homme qu'elle aimait, et elle allait en épouser un dont elle n'avait cure. Son père la déposa sur un banc en pierre où elle s'allongeait les jours d'été, au soleil. La nuit était claire ce soir-là. La lune pleine et les étoiles scintillaient de mille feux dans le ciel. Elle avait mal aux yeux, éblouit. Mais cela la rendait heureuse.

    Son père partie, la laissant seul, et en priant : “ Ô mon Dieu, écoutez moi je vous prie. Elle se meurt, cet ange que vous avez envoyé sur terre pour embellir ma vie. Elle se meurt. Je vous en pries, faites que sa mort soit paisible. Qu'elle ne souffre pas.” Sa prière ne fut pas entendu. Athénais regardait étoiles, et pleurait. Elle attendait la mort en jouissant de l'odeur des fleurs qui l'entouraient. Elle ferma les yeux, et soudainement une goutte d'eau se fit sentir sur sa joue. Telle une larme elle descendit sur sa bouche et s'échappa dans l'air. La pluie tombait, douce et pénétrante. Elle était trempée, mais cela lui plaisait, car l'odeur de la pluie était fantastique. Elle se mit à pleurer, et sourit. Elle était prête à mourir à présent. Elle soupira, et la toue la reprit. Elle transpirait, fiévreuse, et cracha du sang, encore et encore. Son coeur semblait vouloir se vider de son fluide vitale. Elle souffrait, énormément. Mais la fin était proche, elle le sentait. Elle qui était si seule, n'avait plus que les fleurs et la pluie pour compagnie. Elle s'allongea sur le banc, et attendit que la mort vienne. Elle ouvrit les yeux une dernière fois pour voir les étoiles, mais elle se retrouva en présence de deux pupilles rouge sang qui la fixaient. Elle était éblouit. L'homme au-dessus d'elle était d'une beauté fabuleuse. Il lui semblait aussi beau que la mort. C'est pourquoi, alors qu'il se penchait vers elle, elle rejeta sa tête en arrière et lui laissa libre accès à son gout. Il planta ses dents, et elle mourut. Son coeur s'arrêta de battre, son souffle se coupa, et son corps ne bougea plus. Elle gardait une certaine rancoeur cependant. Elle n'avait pas connu cet être qui était venu lui offrir la douceur de la mort. Cet homme qui lui avait semblé être le plus beau de ce monde. Elle aurait rougit à cette pensée. Elle qui n'avait jamais été longtemps entièrement seule et à moitié nue près d'un homme. Elle qui n'avait jamais connu la jouissance de l'amour physique. Elle avait manqué beaucoup de chose dans sa vie. Elle le regrettait. Elle voulait se marier. Elle voulait retrouver son chevalier, et l'embrasser. Lui offrir au moins cette fleur virginale qu'elle gardait en elle. Elle qui avait cette passion qui la dévorait pour un homme, elle qui ne c'était pas donné à lui, par peur de décevoir son père. Elle oublia tout cela... très vite... alors qu'un feu ardent la dévorait.



    “ A partir du moment où je l'ai vu, j'ai compris que nous étions des êtres faits de sentiments : nous ne nous réalisons que si nous sommes capables d'aimer. ”

    “ Je ne vous connaissais pas un si bon gout, cher Frère. ” Déclara Athénais en riant, d'un rire doucereux et volant autour d'eux. Elle arriva vers son frère en sautillant. Cela faisait bien deux jours qu'elle le cherchait. Il était parti en voyage pour l'Inde un jour, sans rien dire, et Athénais avait eu le désir de le suivre. C'est ce qu'elle faisait depuis bientôt trois siècles. Cet homme, elle l'aimait tendrement. Il la comprenait, et elle, elle l'adorait. Il était de ces êtres qui se montrait cruel et sadique, et qui cachaient en eux une bonté et un amour si brillant que la jeune vampire en avait été émue. Elle s'était réveillée après trois jours de douleur intense, dans une chambre qui n'était pas la sienne. Elle avait quitté son pays, et se trouvait à présent dans un château en Allemagne. La pièce où elle se réveilla était richement décorée. Elle était cependant chaleureuse, et la jeune femme s'y sentait bien. Elle se trouvait en présence d'un homme fort séduisant, qui regardait par la fenêtre, patient, immobile. Pendant un moment elle le crut mort, et cela l'inquiéta. Heureusement, il se tourna vers elle alors qu'elle le fixait. Il s'avança et elle ressenti une vague de chaleur en elle. Une joie soudaine. Mais cela n'avait rien avoir avec l'amour, tel qu'elle l'avait connue auparavant. C'était du soulagement et de la joie. Elle se sentait complète, étrangement. Elle ne sentait plus cette lassitude, et jamais plus elle ne le ressentira. Pas en Sa présence en tout cas. Il se présenta, et le sourire qu'il lui servit la rassura. Elle était en sécurité. Il s'appelait Delilah, et il était ce qui lui manquait depuis longtemps : quelqu'un qui la comprenait, quelqu'un qui la considérait comme un égal, quelqu'un qui la protègerait et la rendrait heureuse. Elle ne se sentirait plus jamais seule auprès de lui... Delilah ... Delilah, grand frère.

    Ils voyagèrent durant trois siècles, ensemble. Elle le regardait porter ce masque de dureté, cette cruauté sur le visage qui le rendait si attrayant et terrifiant. Et elle, petite fille sautillante, elle le suivait dans ses chasses en riant. Elle n'appréciait pas forcément faire souffrir ses victimes, elle aimait les rendre heureux avant de les tuer d'un coup sec, en les vidant de leur sang. Elle était douce et généreuse. Avec son frère surtout, ou celui qu'elle considérait comme tel. Delilah la rendait heureuse. Ils jouaient tous les deux, ils se comprenaient. Il lui montra le monde, lui apprit comment tuer, comment chasser. Et les lois de leur nouveau monde. Celui de créatures viles et cruelles. De vampires. Cependant, il arriva un temps où Delilah ne sut se contenter de la simple présence de sa soeur. Après trois siècles à passer de pays en pays, ils arrivèrent en Inde. Là, Delilah disparut durant deux jours, sans que sa soeur ne sut où il se trouvait. Elle le retrouva, dans un jardin, regardant une adorable princesse. Elle entoura le cou de son frère et ébouriffa ses cheveux en riant; Il était tout simplement adorable. “ C'est pour elle que vous me laissez seule depuis deux jours !? Quel vilain Frère vous faites, je suis vexée de votre indifférence à mon égard. ” Dit-elle en riant. Puis elle se calma, et se posa devant lui, les mains sur les hanches. Le dévisageant gravement. Elle regardait son regard et le reconnu très vite. Elle sourit, mélancolique et caressa sa joue, tendrement. “ C'est que vous l'aimez. Je ne vous connaissez pas ce regard, mais je le reconnais à présent. C'est celui d'un homme épris. Parlez-lui. Dites ce que vous êtes, et offrez lui l'éternité à vos côtés, Delilah. Elle vous succombera. Vous méritez d'être heureux. ” Il savait pour le chevalier qu'elle avait perdu. Il savait pour tout. Elle voulait le voir aimer une femme, comme elle avait été aimée. Elle voulait le voir vivre du regard et du sourire de cette femme.

    Elle retourna à Berlin où elle accueillit sa nouvelle soeur quelques temps plus tard : Shéhérazade. Elle l'adorait, tout autant qu'elle aimait son frère. Ils étaient heureux, et la jalousie, la mélancolie qu'elle ressentait face à leur bonheur lui était insupportable. Elle s'en voulait. Alors, elle partie, simplement, pour découvrir le monde seule. Elle avait le désir de bouger, de laisser les deux personnes les plus importante à sa vie à leurs bonheurs. Elle devait apprendre à s'effacer. Alors elle s'en alla à la découverte du monde. Elle commença par retourner en France, dans son village natale. Sa maison avait brûlé. Son jardin était détruit. Son village était noir, gris, alors qu'elle se souvenait de couleurs magnifiques. Tout semblait éteint, morne. Puis, soudainement, elle se souvint de son cheval, Zéphir... Et la mélancolie lui donna l'envie de pleurer. Une autre personne qui lui manquait, c'était son chevalier... “ Serait-ce vous Ma Dame, qui apparaissez comme dans un rêve alors que mes pensées une fois encore courent vers vous ? ” Il vint vers elle. Elle était encore plus beau que dans son souvenir. Sa peau était blafarde, son regard rouge, et son corps musclé. Il était un dieu. Un rêve. Cela ne pouvait pas être vrai. Elle rêvait. Il arriva jusqu'à elle alors qu'elle n'avait pu bouger. Alors il la toucha et dans ce simple contact elle comprit. Il était comme elle. Lui aussi goutait aux plaisirs de l'immortalité. Elle crut que son coeur allait recommencer à battre. Il était vivant... Il était en face d'elle, et son regard lui promettait l'immortalité ! Elle le prit dans ses bras et lui offrit enfin ce baiser virginal. Son premier baiser en III siècles d'existence. Donné à son âme soeur...

    Il était tout ce qu'elle avait de plus précieux au monde, mis à part son frère et sa femme. Hippolyte fut le seul homme qu'elle aima de sa vie avec autant d'ardeur et de passion. Elle lui offrit son corps, son coeur, son âme, sa vie. Pendant sept cent ans, ils vécurent de leur amour, hors du monde. Ils s'établirent en Irlande, et de temps à autres ils se rendaient en Allemagne pour profiter de la présence de Delilah et Shéhérazade. Puis, arriva ce soir de juillet... Athénais ne se remit jamais du drame qui se déroula ce soir-là. Elle s'enferma dans son château d'Irlande pendant plus d'un siècle, sous la surveillance de son majordome, envoyé par son frère. Elle se coupa du monde et essaya de mourir de sa solitude. Elle qui avait déjà tant souffert de l'absence des autres trouvait ce qui lui arrivait injuste. A mesure du temps elle apprit à haïr les loup-garous. Elle apprit à se battre. Et à tuer les loups. Elle ne vivait que dans le but de tuer celui qui...
    “ Madame, une lettre de Volterra pour vous. ” Annonça Friedrich en entrant dans le salon de la demoiselle où elle se trouvait. Une lettre de Volterra... Voila qui changeait des lettres de son frère. Elle prit la dites lettre et l'ouvrit avec grand intérêt. Une invitation pour les 3000 ans de la fondation de Volterra. Une fête. Voila ce qui lui fallait. Elle désirait voir du monde. Elle désirait revoir son Frère. Cela faisait bien trop longtemps qu'elle était seule dans ce château. “ Friedrich, nous partons pour Volterra ce soir. Faites le nécessaire je vous pries. ” Il était temps qu'elle retourne à la lumière ...


    Prénom/Pseudonyme;; Lizzy's
    Âge;; 18 ans
    Fille ou Garçon;; Fille .... enfin en théorie x)

    Comment es-tu arrivé sur le forum ?;; Je dois m'en souvenir là ? XD
    Qu''est ce qui t''a motivé à t''inscrire ?;; Pour la douzième fois ? Je crois toujours la même chose : LES PVS SONT TROP CLAAAASSES XD
    Le forum sur une échelle de 10;; 120000 **
    Des suggestions pour l''améliorer ?;; Mettre la merveilleuse Innocence sur la PA ** Ca ne pourra qu'embellir le forum /PAFF/

    Avatar;; RAchel Hurd Wood
    PV;; [xx] Oui [] Non
    Code du règlement;; Blablabl latinisé /PAFF/
    Exemple de post;;
    Spoiler:
     


Dernière édition par Athénais M. Von Lohengrin le Jeu 3 Nov - 15:39, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Athénais || Dancing on the moon    Mer 2 Nov - 11:35

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
WEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE
REBIENVENUEEEE
TU SAIS QUE JE TADORE TWUA
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Ariana V. Dawnhill

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Un peu plus pratique
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MessageSujet: Re: Athénais || Dancing on the moon    Mer 2 Nov - 11:40

    WELCOOOOOOOOOOOOME !
    On va s'aiiimer ! Sur une étoile ou sur un oreiller !

    ... OUT ...

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Dernière édition par Shéhérazade Astaroshé le Mer 2 Nov - 17:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Athénais || Dancing on the moon    Mer 2 Nov - 16:19

OWI ADOOOORE MOI MON DELILAH !!!! Cool
Shéhé .... Sors très loin s'il te plait XD
Bon, aller les copins, et si on écrivait cette histoire ? **
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MessageSujet: Re: Athénais || Dancing on the moon    Mer 2 Nov - 16:32

Bienvenue Razz
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Crystal J. Ray

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Un peu plus pratique
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MessageSujet: Re: Athénais || Dancing on the moon    Mer 2 Nov - 18:14

Reebienveeeenue ! Wink
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Carmen Arteaga

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Un peu plus pratique
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37/1000  (37/1000)

MessageSujet: Re: Athénais || Dancing on the moon    Mer 2 Nov - 18:18

Mais encore toi ? Laughing

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I hurt myself today to see if I still feel, I focus on the pain, the only thing that's real. The needle tears a hole, the old familiar sting. Try to kill it all away, but I remember everything. What have I become, my sweetest friend ? Everyone I know goes away in the end. You could have it all, my empire of dirt, I will let you down, I will make you hurt.
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MessageSujet: Re: Athénais || Dancing on the moon    Mer 2 Nov - 18:25

Merci Crystal **

Encore moi .... non non
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MessageSujet: Re: Athénais || Dancing on the moon    Mer 2 Nov - 18:27

Alalala, un personnage qui promet Cool Rebienvenueee
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MessageSujet: Re: Athénais || Dancing on the moon    Jeu 3 Nov - 8:56

Owiiii je promets Cool
Parce que j'ai trop la classe mwouhahahaha ~ 
J'espère que le début correspond à tes attentes, mon doux Delilah
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Jalys Hale Kensley

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MessageSujet: Re: Athénais || Dancing on the moon    Jeu 3 Nov - 11:46

Je me sens cahritable aujourd'hui, allez, pour l'exemple de poste, t'es pas obligée de le mettre! Je suis tellement une admin sympa... Fiou, je me roulerais une pelle à moi même si je pouvais! ^^

Une à toi aussi!

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MessageSujet: Re: Athénais || Dancing on the moon    Jeu 3 Nov - 11:47

Je peux ne pas mettre le code règlement non plus ? 8D /PAFF/
Comme tu es bonne ma chériiie **
Moi aussi je veux te rouler une pelle \o/

Et même plus .....
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Jalys Hale Kensley

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MessageSujet: Re: Athénais || Dancing on the moon    Jeu 3 Nov - 11:52

Nop, t'es pas obligée non plus! Bordel mais qu'es-ce que je suis sympaaaaaaaaaaaaa comme nana moi! ^^


Stoppons tout de même le flood avant que quelqu'un nous dise que c'est pas sérieux tout ça!

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MessageSujet: Re: Athénais || Dancing on the moon    Jeu 3 Nov - 11:54

MAIS COMME JE TE KIFFFE SA MEME !!! 8D

Que c'est pas sérieux ? Qui oserait te stopper ? Tu es pas genre un grand chef ici Cool Genre l'abominable Admin, despotique et gravement sexy et rien qu'à moi seul, entendons-nous ><

/PAFF/
/STOP LE FLOOD/
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MessageSujet: Re: Athénais || Dancing on the moon    Jeu 3 Nov - 17:35

J'ai enfin terminé cette fiche MWOUHAHA ~ 
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Ariana V. Dawnhill

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MessageSujet: Re: Athénais || Dancing on the moon    Jeu 3 Nov - 17:45

    J'ai pas terminé de la lire mais pour le moment elle est canon ta fiche *-*

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Ariana V. Dawnhill

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MessageSujet: Re: Athénais || Dancing on the moon    Jeu 3 Nov - 18:32

    C'est déjà fini ? Mais pourquoi j'ai déjà fini ma lectuuuuuuuuuuuure U.U ? C'était magnifique, vraiment ! Je te VALIDE avec grand plaisir. Encore, encore x) Bienvenue dans la famille Von Lohengrin Razz ! N'oublie pas de te resencer et va faire tes fiches 8D

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Dernière édition par Shéhérazade Astaroshé le Jeu 3 Nov - 18:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Athénais || Dancing on the moon    Jeu 3 Nov - 18:33

C'est parce que nous sommes parfaits Cool
Merci Shéhérazade **
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MessageSujet: Re: Athénais || Dancing on the moon    Sam 5 Nov - 8:50

    Quelle fiche
    Rebienvenue parmi nous spèce de folle What a Face
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MessageSujet: Re: Athénais || Dancing on the moon    

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Athénais || Dancing on the moon

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